Ressource · Réglementation B2B 2026

Réglementation
photovoltaïque 2026

Panorama complet des six textes qui structurent le déploiement photovoltaïque B2B en France. Loi APER, Décret Tertiaire, Décret BACS, Arrêté tarifaire OA, Décret agrivoltaïsme et certification RGE Qualibat. Mise à jour mai 2026.

6Textes structurants
encadrant le PV B2B
0,1276€Tarif OA
kWh injecté ≤ 9 kWc
40 000€Sanction maximale
par bâtiment et par an
2030Objectif PPE
100 GW installés
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01
Vue d’ensemble

Panorama réglementaire photovoltaïque B2B 2026

Six textes structurants encadrent désormais le déploiement du solaire photovoltaïque sur tout bâtiment, parking ou foncier d’entreprise en France. Synthèse opérationnelle pour responsables techniques, asset managers et directions énergie.

La réglementation photovoltaïque B2B française a connu une accélération historique entre 2020 et 2026. Six textes structurants encadrent désormais la conception, l’installation, le financement et l’exploitation des centrales solaires sur bâtiments et fonciers d’entreprise. Cette densification réglementaire répond à l’objectif de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) : atteindre 100 GW de puissance photovoltaïque installée d’ici 2035, contre environ 22 GW fin 2025.

La Loi APER n°2023-175 du 10 mars 2023 dite « loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables » a transformé la donne pour les acteurs B2B. Elle rend obligatoires les ombrières photovoltaïques sur les parkings extérieurs de plus de 1 500 m² et impose l’équipement solaire sur les toitures de bâtiments tertiaires neufs supérieurs à 500 m².

Quelle articulation avec le Décret Tertiaire ?

Le Décret Tertiaire (Éco Énergie Tertiaire, décret n°2019-771) impose -40 % de consommation d’énergie finale d’ici 2030, -50 % d’ici 2040 et -60 % d’ici 2050 pour tous les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m². L’autoconsommation photovoltaïque est l’un des leviers comptabilisés sur la plateforme OPERAT de l’ADEME pour atteindre ces objectifs.

Quel cadre tarifaire pour la revente OA ?

L’Arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 fixe les conditions d’achat de l’électricité photovoltaïque injectée par les installations ≤ 500 kWc. Au 1er trimestre 2026, le tarif OA est de 0,1276 €/kWh pour les installations ≤ 9 kWc en vente totale, et 0,0761 €/kWh en surplus pour les installations 36-100 kWc. La CRE révise ces tarifs chaque trimestre.

Et l’agrivoltaïsme ?

Le Décret n°2024-318 du 8 avril 2024 a précisé les conditions de qualification d’une installation comme « agrivoltaïque », distinguant les centrales au sol classiques des dispositifs apportant un service à l’activité agricole (ombrage, irrigation, protection grêle). Ce texte sécurise les projets sur foncier agricole et structure l’accès aux appels d’offres CRE dédiés.

02
Frise chronologique

2010 à 2026, quinze ans qui ont structuré le PV B2B

Du décret fondateur Tertiaire (2010) à la révision tarifaire CRE 2026, six jalons réglementaires définissent désormais le cadre de toute installation photovoltaïque professionnelle.

2010
Décret Tertiaire fondateur

Loi Grenelle II du 12 juillet 2010, article 3, instaure le principe d’une réduction obligatoire des consommations énergétiques dans le tertiaire.

2020
Décret BACS

Décret n°2020-887 du 20 juillet 2020 impose la GTB sur tout bâtiment tertiaire neuf ≥ 290 kW. Échéance 2027 pour l’existant ≥ 70 kW.

2021
Arrêté tarifaire OA

Arrêté du 6 octobre 2021 fixe le tarif d’achat OA pour installations ≤ 500 kWc. Révision trimestrielle par la CRE.

2023
Loi APER

Loi n°2023-175 du 10 mars 2023 impose ombrières PV sur parkings ≥ 1 500 m² et solaire en toiture pour bâtiments tertiaires neufs ≥ 500 m².

2024
Décret agrivoltaïsme

Décret n°2024-318 du 8 avril 2024 sécurise le cadre des installations PV sur foncier agricole et définit les critères agrivoltaïques.

2026
Révision tarifaire CRE

Nouvelles dispositions S1 2026 du tarif OA : 0,1276 €/kWh pour ≤ 9 kWc, dégressivité automatique selon volume installé.

03
Synthèse comparative

Tableau récapitulatif des six textes structurants

Pour chaque texte, périmètre d’application, sanction maximale et lien Légifrance. Filtre rapide pour identifier vos obligations en tant qu’asset manager, dirigeant industriel ou gestionnaire de patrimoine.

TexteAnnéeÀ qui s’appliqueSanction maxSource
Loi APER n°2023-1752023Parkings extérieurs ≥ 1 500 m² et bâtiments tertiaires neufs ≥ 500 m² (toiture solarisable)40 000 € / parking / anLégifrance
Décret Tertiaire n°2019-7712019Bâtiments tertiaires > 1 000 m² publics et privés (bureaux, hôtels, commerces, santé)7 500 € + name & shameLégifrance
Décret BACS n°2020-8872020Bâtiments tertiaires non résidentiels équipés systèmes thermiques > 290 kW (neufs) ou > 70 kW (existants 2027)40 000 € / bâtiment / anLégifrance
Arrêté tarifaire OA2021Toute installation photovoltaïque ≤ 500 kWc bénéficiant de l’obligation d’achat EDF OA SolairePerte du tarif OA 20 ansLégifrance
Décret agrivoltaïsme n°2024-3182024Installations PV au sol sur foncier agricole et exploitations souhaitant l’agrivoltaïque qualifiéDisqualification AO CRELégifrance
Certification RGE Qualibat 59132014Installateurs photovoltaïques accédant au tarif OA et aux primes autoconsommation collectiveRetrait des aides publiquesQualibat
04
Six fiches approfondies

Fiches détaillées par texte réglementaire

Pour chaque texte, l’analyse opérationnelle : références, sanctions, échéances et lien direct vers Légifrance. Cliquez pour développer.

I

Loi APER (Accélération Énergies Renouvelables)

Texte phare 2023 · Solarisation imposée

La loi n°2023-175 du 10 mars 2023 dite « loi APER » constitue le texte le plus structurant pour le PV B2B depuis 2010. Elle impose la solarisation obligatoire des parkings extérieurs de plus de 1 500 m² (au moins 50 % de la surface en ombrières PV) et des toitures de bâtiments tertiaires neufs de plus de 500 m². Elle simplifie également les procédures d’urbanisme pour les centrales au sol sur friches industrielles et institue le mécanisme des Zones d’Accélération des EnR (ZAEnR) définies par les communes.

L’article 40 fixe l’échéance opérationnelle au 1er juillet 2026 pour les parkings > 10 000 m² et au 1er juillet 2028 pour les parkings 1 500-10 000 m². Des sanctions financières de 20 000 à 40 000 € par parking et par an sont prévues en cas de non-conformité, après mise en demeure.

Texte intégral Légifrance →
Référence
Loi n°2023-175 du 10 mars 2023
Échéance parkings > 10 000 m²
1er juillet 2026
Échéance parkings 1 500-10 000 m²
1er juillet 2028
Sanction maximale
40 000 € / parking / an
Autorité
Préfet de département
II

Décret Tertiaire (Éco Énergie Tertiaire)

Trajectoire -40 % en 2030, -60 % en 2050

Le décret n°2019-771 du 23 juillet 2019, en application de la loi ELAN, impose à tous les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² (bureaux, commerces, hôtels, santé, éducation, sport, logistique) de réduire progressivement leur consommation d’énergie finale. Objectifs : -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050, par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2019.

La déclaration annuelle des consommations s’effectue sur la plateforme OPERAT de l’ADEME, avant le 30 septembre de chaque année. L’autoconsommation photovoltaïque contribue directement à la performance énergétique du bâtiment et est valorisée dans le calcul. Sanctions : 1 500 € pour personnes physiques, 7 500 € pour personnes morales, plus publication name & shame de l’établissement.

Texte intégral Légifrance →
Référence
Décret n°2019-771 du 23 juillet 2019
Objectif 2030
-40 % consommation énergie finale
Objectif 2050
-60 % consommation énergie finale
Plateforme déclarative
OPERAT (ADEME)
Sanction
7 500 € + name & shame
III

Décret BACS (GTB obligatoire)

Pilotage centralisé CVC et éclairage

Le décret n°2020-887 du 20 juillet 2020 (modifié en 2023) impose un système de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) dans tout bâtiment tertiaire non résidentiel équipé de systèmes thermiques (chauffage, climatisation, ventilation) de puissance nominale > 290 kW pour les neufs depuis le 1er janvier 2025, et > 70 kW pour l’existant à partir du 1er janvier 2027.

La GTB doit être conforme a minima à la Classe C de la norme NF EN ISO 52120-1 (ex EN 15232). Le couplage avec une installation photovoltaïque est natif : la GTB pilote la production solaire pour maximiser l’autoconsommation. Sanction : 40 000 € par bâtiment et par an, plus interdiction d’exploiter l’équipement.

Texte intégral Légifrance →
Référence
Décret n°2020-887 du 20 juillet 2020
Seuil bâtiments neufs
> 290 kW depuis 2025
Seuil bâtiments existants
> 70 kW au 1er janvier 2027
Norme technique
NF EN ISO 52120-1 Classe C minimum
Sanction
40 000 € / bâtiment / an
IV

Arrêté tarifaire OA (Obligation d’Achat)

Tarif garanti 20 ans installations ≤ 500 kWc

L’arrêté du 6 octobre 2021 fixe les conditions d’achat de l’électricité photovoltaïque produite par les installations ≤ 500 kWc bénéficiant de l’obligation d’achat EDF OA Solaire (ou ELD locale). Le tarif est garanti contractuellement sur 20 ans à compter de la mise en service. La CRE révise les tarifs chaque trimestre en fonction du volume cumulé d’installations.

Au 1er trimestre 2026 : 0,1276 €/kWh pour ≤ 9 kWc en vente totale, 0,1112 €/kWh pour 9-36 kWc, 0,0989 €/kWh pour 36-100 kWc, 0,0866 €/kWh pour 100-500 kWc. Tarif surplus (autoconsommation + injection du surplus) : 0,0761 €/kWh pour 36-100 kWc, plus prime à l’investissement de 80 à 220 €/kWc selon puissance.

Texte intégral Légifrance →
Référence
Arrêté du 6 octobre 2021
Tarif ≤ 9 kWc (vente totale)
0,1276 €/kWh (T1 2026)
Tarif 100-500 kWc
0,0866 €/kWh (T1 2026)
Durée du contrat
20 ans garantis
Régulateur
Commission de Régulation de l’Énergie
V

Décret agrivoltaïsme

Cadre PV au sol foncier agricole

Le décret n°2024-318 du 8 avril 2024 précise les conditions de qualification d’une installation comme « agrivoltaïque ». Pour bénéficier de ce statut, l’installation doit apporter directement à l’exploitation agricole un service amélioration du potentiel agronomique, adaptation au changement climatique, protection contre les aléas climatiques ou bien-être animal. La production agricole doit rester l’activité principale du foncier.

Le texte distingue clairement les centrales PV au sol classiques (relevant des procédures d’urbanisme standards) des dispositifs agrivoltaïques qualifiés qui bénéficient d’un cadre d’autorisation simplifié et d’un accès aux appels d’offres CRE dédiés. La qualification est instruite par la CDPENAF départementale après avis de la Chambre d’Agriculture.

Texte intégral Légifrance →
Référence
Décret n°2024-318 du 8 avril 2024
Statut requis
Service à l’exploitation agricole
Instance qualifiante
CDPENAF départementale
Avis obligatoire
Chambre d’Agriculture
Accès AO CRE
Réservé installations qualifiées
VI

Certification RGE Qualibat 5913

Condition accès aides publiques PV

La qualification RGE Qualibat 5913 (rubrique « Réalisation de travaux d’installations photovoltaïques avec ou sans batterie ») est obligatoire pour tout installateur souhaitant faire bénéficier ses clients du tarif OA Solaire, de la prime à l’autoconsommation et des aides régionales. Délivrée par Qualibat, elle atteste des compétences techniques, de la solidité financière et du respect des règles de l’art.

Ecospark est certifié RGE Qualibat 5913 sous le numéro E-E209242. La certification est auditée chaque année (audits documentaires) et tous les quatre ans (audit chantier sur site). En cas de retrait du certificat RGE, l’installateur perd la possibilité de proposer des installations bénéficiant des aides publiques.

Site officiel Qualibat →
Référence
Qualification Qualibat 5913
Numéro Ecospark
E-E209242
Audit documentaire
Annuel
Audit chantier
Tous les 4 ans
Aides conditionnées
Tarif OA, prime autoconso, CEE, aides régionales
05
Cartographie des sanctions

Heatmap des risques par profil de bâtiment

Quatre niveaux d’exposition (faible, moyen, élevé, critique) selon le profil de votre bâtiment et le texte concerné. Identifiez vos zones d’alerte prioritaires.

Faible
Moyen
Élevé
Critique
Profil bâtiment
Loi APER
Décret Tertiaire
Décret BACS
Arrêté OA
Parking entreprise > 10 000 m²
Critique
Faible
Faible
Moyen
Bureau tertiaire 2 000-5 000 m²
Moyen
Élevé
Élevé
Moyen
Hôtel > 100 chambres
Moyen
Critique
Critique
Élevé
Entrepôt logistique > 20 000 m²
Élevé
Moyen
Faible
Critique
Centre commercial
Critique
Critique
Critique
Moyen
EHPAD / clinique privée
Faible
Élevé
Critique
Moyen
Usine industrielle > 5 000 m²
Moyen
Faible
Moyen
Élevé
06
Spécificités régionales · 6 régions

Réglementations locales et arrêtés préfectoraux

Six régions où Ecospark intervient avec leurs spécificités réglementaires locales : ZNIEFF, arrêtés préfectoraux Monuments Historiques, Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET).

I

Île-de-France

Productible 1150 kWh/kWc/an · SDRIF-E 2024

1er marché tertiaire et 1er parc d’ombrières parking. Le Schéma Directeur Régional 2024 fixe un objectif 4 GW PV en 2030. Zones ABF étendues à Paris intra-muros, Versailles, Saint-Germain.

Spécificités : avis ABF obligatoire dans 47 % du territoire bâti, ZAEnR communales définies fin 2024, schéma préfectoral parkings APER en application depuis avril 2025.
75 · 77 · 78 · 91 · 92 · 93 · 94 · 95
II

Centre-Val de Loire

Productible 1350 kWh/kWc/an · classé UNESCO

2e meilleur productible des régions Ecospark. Vigilance forte sur les périmètres UNESCO Vallée de la Loire (Sully-sur-Loire à Chalonnes), arrêté préfectoral spécifique zone tampon 50 km.

Spécificités : zone UNESCO Val de Loire, avis ABF renforcé sur centres-villes Tours, Orléans, Blois, Bourges. ZNIEFF Sologne et forêts royales.
18 · 28 · 36 · 37 · 41 · 45
III

Hauts-de-France

Productible 1100 kWh/kWc/an · PCAET ambitieux

Productible le plus faible mais foncier disponible considérable (anciens sites miniers, friches industrielles). Plans Climat de la MEL et de la Métropole d’Amiens favorables. Tarif OA inchangé.

Spécificités : friches industrielles éligibles AO CRE simplifiés, Bassin Minier classé UNESCO depuis 2012, ZAEnR favorables en zone Béthune-Lens.
02 · 59 · 60 · 62 · 80
IV

Normandie

Productible 1200 kWh/kWc/an · littoral protégé

Littoral classé Conservatoire (bande 100 m), arrêtés préfectoraux ZNIEFF marais Cotentin et baie de Seine. Tertiaire concentré sur Rouen, Caen, Le Havre, agglomérations du Havre.

Spécificités : Loi Littoral applicable Manche, Calvados, Seine-Maritime, périmètre UNESCO Mont-Saint-Michel et abbaye de Jumièges, arrêtés MH renforcés.
14 · 27 · 50 · 61 · 76
V

Bretagne

Productible 1250 kWh/kWc/an · réseau saturé local

Productible étonnamment élevé (nébulosité Atlantique compensée par longues journées). Vigilance saturation réseau Enedis ouest Finistère et Côtes-d’Armor (S3REnR Bretagne révisé 2024).

Spécificités : Loi Littoral Côtes-d’Armor, Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine ; S3REnR saturé partiellement, étude préalable Enedis obligatoire dès 100 kWc.
22 · 29 · 35 · 56
VI

Grand Est

Productible 1300 kWh/kWc/an · viticulture AOC

Trois sous-régions distinctes : Champagne-Ardenne (foncier viticole AOC protégé), Alsace (PCAET Eurométropole Strasbourg avancé), Lorraine (friches sidérurgiques éligibles AO CRE).

Spécificités : AOC Champagne classée UNESCO, foncier viticole protégé, Vosges du Nord parc naturel régional, ZNIEFF plaine d’Alsace.
08 · 10 · 51 · 52 · 54 · 55 · 57 · 67 · 68 · 88
07
FAQ · 8 questions

Les questions juridiques les plus fréquentes

Réponses synthétiques destinées aux directions juridiques, asset managers et responsables énergie en charge de la conformité.

Quand entrent en vigueur les obligations de la Loi APER pour mon parking ?
Pour les parkings de plus de 10 000 m², l’obligation d’équipement en ombrières photovoltaïques (au moins 50 % de la surface) est en vigueur au 1er juillet 2026. Pour les parkings 1 500 à 10 000 m², l’échéance est au 1er juillet 2028. Sanction : 20 000 à 40 000 € par parking et par an après mise en demeure préfectorale.
Mon bâtiment tertiaire est-il concerné par le Décret Tertiaire ?
Tous les bâtiments tertiaires (bureaux, hôtels, commerces, santé, éducation, sport, logistique) de plus de 1 000 m² de surface plancher cumulés sur une même unité foncière sont soumis au Décret Tertiaire. La déclaration annuelle des consommations s’effectue sur OPERAT avant le 30 septembre.
Quel est le tarif OA actuel pour une installation 100 kWc ?
Au 1er trimestre 2026 : 0,0866 €/kWh en vente totale pour les installations 100-500 kWc. Pour le tarif surplus (autoconsommation + injection du surplus injecté) sur les 36-100 kWc, le tarif est de 0,0761 €/kWh. Une prime à l’investissement de 80 à 220 €/kWc est versée selon la puissance et la modalité.
Quelles sanctions en cas de non-conformité Décret Tertiaire ?
Pour les personnes morales (entreprises) : 7 500 € d’amende administrative en cas de non-déclaration annuelle sur OPERAT. À cette amende s’ajoute le mécanisme name and shame : publication par le ministère sur un site dédié de la liste des entreprises non conformes, par bâtiment.
Faut-il une certification RGE pour bénéficier du tarif OA ?
Oui, l’installateur doit obligatoirement détenir la qualification RGE Qualibat 5913 « Réalisation de travaux d’installations photovoltaïques avec ou sans batterie » au moment de la signature du contrat OA. Ecospark est certifié sous le numéro E-E209242 et audité chaque année par Qualibat.
Une installation au sol sur foncier agricole est-elle agrivoltaïque ?
Non, pas automatiquement. Pour être qualifiée d’agrivoltaïque au sens du décret 2024-318, l’installation doit apporter un service direct à l’activité agricole (amélioration agronomique, adaptation climatique, protection grêle, bien-être animal) et la production agricole doit rester l’activité principale. Sinon, l’installation relève des centrales PV au sol classiques.
Quels textes encadrent l’autoconsommation collective ?
L’autoconsommation collective est encadrée par les articles L315-2 et suivants du Code de l’énergie, complétés par l’arrêté du 14 octobre 2020 sur le critère de proximité géographique (2 km en zone urbaine, 20 km en zone rurale). Le périmètre peut être étendu à 50 km sur dérogation préfectorale depuis 2024.
Combien de temps faut-il pour obtenir un permis de construire PV ?
Pour une installation en toiture moins de 1 000 m² : déclaration préalable (1 mois d’instruction). Au-delà : permis de construire (2 à 3 mois d’instruction). Pour une centrale au sol plus de 250 kWc : permis de construire + étude d’impact + enquête publique (6 à 18 mois). Zones ABF ajoutent 2 mois d’instruction.
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