Le secteur tertiaire représente 950 millions de m² assujettis au Décret Tertiaire en France, soit l’un des plus gros gisements d’économie d’énergie en Europe. Le profil de consommation tertiaire (chauffage, climatisation, éclairage, équipements bureautiques) est concentré sur les plages 8h-19h en semaine, ce qui en fait la cible idéale du photovoltaïque en autoconsommation.
L’autoconsommation directe d’un immeuble de bureaux atteint typiquement 85 à 90 %, contre 70 à 75 % pour une maison individuelle. Cet écart vient de la concentration de la consommation aux heures solaires, et explique le ROI accéléré (5 à 7 ans) du photovoltaïque tertiaire face au résidentiel (8 à 12 ans).
Pourquoi le Décret Tertiaire change la donne ?
Le décret n°2019-771 du 23 juillet 2019 (Décret Tertiaire ou DEET) impose une réduction de la consommation énergétique de -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050 par rapport à 2010 ou en valeur absolue. La déclaration annuelle se fait sur la plateforme OPERAT avant le 30 septembre. Le PV en autoconsommation est l’une des rares actions qui combine baisse de consommation comptabilisée (kWh évités) et amélioration du bilan carbone scope 2.
Quelle valorisation patrimoniale ?
Selon plusieurs études CBRE et JLL, un bâtiment tertiaire équipé PV et certifié BREEAM Very Good ou HQE Excellent voit sa valorisation augmenter de 5 à 15 %, avec un taux de vacance réduit de 20 à 30 %. Cet écart est croissant à mesure que les exigences ESG des investisseurs institutionnels durcissent (article 9 SFDR).

