L’autoconsommation individuelle est la forme la plus simple et la plus répandue d’autoconsommation B2B. Elle s’applique à une situation simple : une centrale photovoltaïque installée sur un site (toiture, ombrière, ou centrale au sol), dont l’électricité produite alimente directement les usages du même site, et dont le surplus est injecté sur le réseau public.
Le cadre juridique est défini par l’article L.315-1 du Code de l’énergie. Le producteur signe un contrat d’achat de surplus avec EDF Obligation d’Achat (EDF OA) – acheteur historique – ou avec un acheteur alternatif agréé. Ce contrat est valable 20 ans à compter de la mise en service de l’installation.
Pour qui ?
Le modèle individuel cible un site B2B unique avec consommation diurne significative : usine, entrepôt, hôtel, exploitation agricole, école, gymnase, immeuble tertiaire mono-occupant. Le seuil de rentabilité commence dès 36 kWc (~250 m² de toiture). La limite réglementaire de 500 kWc couvre les besoins de la majorité des PME/ETI françaises.
Bénéfices économiques
Trois flux de revenus cumulés : économies sur la facture évitée (kWh autoconsommés non achetés au fournisseur tertiaire, soit 0,15 à 0,22 €/kWh évités en 2026), vente du surplus à EDF OA (0,0795 à 0,13 €/kWh selon tranche au T1 2026), et prime à l’autoconsommation versée en 5 annuités sur le surplus injecté.

