L’autoconsommation collective est définie par l’article L.315-2 du Code de l’énergie. Elle permet à un ou plusieurs producteurs photovoltaïques de partager leur électricité avec plusieurs consommateurs réunis au sein d’une Personne Morale Organisatrice (PMO). Tous les acteurs – producteurs et consommateurs – doivent se trouver dans un périmètre géographique défini.
Le cadre opérationnel est fixé par l’arrêté du 21 juin 2017, complété par l’arrêté du 14 octobre 2020 qui a porté le périmètre maximal de 1 à 2 km (urbain) et permet jusqu’à 20 km en zone rurale après dérogation ministérielle. La PMO signe une convention avec Enedis qui pilote la répartition technique de l’électricité produite via des clés de répartition définies à l’avance (statique ou dynamique).
Pour qui ?
Quatre cas d’usage dominent : zones d’activité et écoparcs (ZAC) mutualisant les toitures industrielles, écoquartiers résidentiels-tertiaires intégrés en conception, copropriétés tertiaires multi-occupants, et schémas territoriaux portés par les EPCI ou métropoles (autoconsommation collective étendue ACE).
Trois schémas, trois objectifs
Le législateur a distingué ACI (autoconsommation collective individuelle, périmètre court, type copropriété), ACE (autoconsommation collective étendue, périmètre 2 km urbain, type ZAC) et ACC (autoconsommation collective communale ou citoyenne, dérogation 20 km, type EPCI rural). Chaque schéma a sa propre logique économique et juridique.

