L’autoconsommation photovoltaïque B2B désigne le fait pour une entreprise, une exploitation agricole, une collectivité ou une copropriété de produire sa propre électricité solaire et de la consommer directement sur son site. Le surplus non consommé est injecté sur le réseau public et racheté par EDF Obligation d’Achat (EDF OA) à un tarif réglementé garanti sur 20 ans.
Le cadre juridique repose sur les articles L.315-1 à L.315-8 du Code de l’énergie et sur l’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021, régulièrement révisé par la CRE. Trois modèles cohabitent : autoconsommation individuelle (un producteur, un consommateur, un seul site), autoconsommation collective (un ou plusieurs producteurs, plusieurs consommateurs dans un rayon de 2 à 20 km) et vente totale (toute la production injectée sur le réseau).
Pourquoi maintenant ?
Trois facteurs convergent en 2026 : prix de l’électricité tertiaire 2,5 fois supérieurs à 2020, baisse continue du coût d’une centrale PV (-65 % en dix ans selon l’AIE), et prime à l’autoconsommation maintenue à 80-220 €/kWc selon la puissance. Le ROI médian d’une installation 100-500 kWc est tombé sous les 7 ans, contre 12-15 ans en 2018.
Quels profils éligibles ?
Quatre profils dominent les déploiements Ecospark : PME industrielles avec consommation diurne, exploitations agricoles équipées de bâtiments d’élevage ou serres, collectivités gestionnaires de patrimoine bâti, et copropriétés d’immeubles tertiaires en autoconsommation collective. Le seuil de rentabilité commence dès 36 kWc pour un bâtiment commercial à forte consommation diurne.

