Le photovoltaïque B2B n’est pas un produit standard. Il s’agit d’une infrastructure énergétique de 25 ans dont la performance économique dépend directement du profil métier du site. Un mauvais dimensionnement ou un mauvais arbitrage autoconsommation / revente totale peut doubler la durée de retour sur investissement.
Ecospark distingue quatre familles d’usage. L’industrie consomme en continu et concentre ses pics aux mêmes heures que la production solaire : taux d’autoconsommation supérieurs à 80 %, ROI 5 à 7 ans. Le tertiaire consomme en journée mais avec des saisons franches (climatisation été, chauffage hiver) : couplage GTB indispensable pour maximiser l’autoconsommation. Les collectivités répondent à des cadres budgétaires M14/M57 spécifiques et à des marchés publics formalisés. L’agriculture bénéficie du régime BA et de spécificités fiscales (article 75-A du CGI), avec un dimensionnement souvent contraint par la toiture du bâtiment d’exploitation.
Quel impact sur le ROI ?
L’ADEME montre que le ROI varie de 5 à 10 ans selon le secteur. L’industrie et le tertiaire bien dimensionnés sont les plus rentables. Les collectivités, soumises à la commande publique, ont un ROI mécaniquement plus long (8 à 10 ans) mais sécurisé par l’auto-fourniture des bâtiments publics. L’agriculture se positionne entre les deux (6 à 8 ans) avec des dispositifs FEADER additionnels.
Quel cadre réglementaire ?
Chaque secteur ajoute ses propres obligations sur la base commune (Code de l’énergie, arrêtés tarifaires, raccordement Enedis). L’industrie subit l’ICPE sur ses sites Seveso. Le tertiaire est régi par le Décret BACS et le Décret Tertiaire. Les collectivités appliquent le Code de la commande publique. L’agriculture combine PAC, FEADER et règles d’urbanisme zones agricoles.

